Un accouchement très difficile !

lundi 15 juin 2015
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En 2008, la Commission européenne a fait plusieurs propositions pour aider les parents à « mieux concilier vie professionnelle, vie privée et vie de famille ». La proposition la plus emblématique consistait à modifier la Directive maternité de 1992 pour allonger le congé maternité de 14 à 18 semaines, comme le préconise l’Organisation internationale du travail. C’était sans compter sur la situation de crise économique et le blocage de plusieurs gouvernements qui y voient un coût
économique avant d’y voir un progrès social !
Résultat : sept ans après, cette directive est toujours bloquée.
Devant tant de réticences, la Commission européenne a fini par déclarer, en décembre 2014, qu’elle retirerait sa proposition si aucun accord n’était trouvé d’ici la fin du mois de juin. Pour la CFTC, cette menace de retirer la directive du processus législatif est grave, car elle remet en cause des engagements fondamentaux de l’Europe. C’est la raison pour laquelle elle est signataire, avec les autres organisations syndicales, de deux courriers adressés l’un au président de la République et l’autre à l’ensemble des députés européens. Par ces courriers, nous appelons, avec la Confédération européenne de syndicats, tous les gouvernements des États membres et les décideurs européens à sortir de cette impasse et à reprendre les négociations. Il est important qu’une directive pour un congé maternité de 18 semaines soit enfin votée, pour garantir une égalité des droits à toutes les femmes en Europe.


Brèves

Actualité CDC

mercredi 6 septembre 2017

L’exécutif prépare la feuille de route du nouveau patron de la Caisse des Dépôts, qui pourrait être désigné par le chef de l’Etat après les élections sénatoriales du 24 septembre et installé à son poste mi-octobre. L’ancien directeur Pierre-René Lemas assume en attendant son propre intérim depuis le 23 août. Le plan auquel Bercy, Matignon et l’Elysée mettent la touche finale consiste à aligner les intérêts de la CDC avec les priorités du quinquennat. La lettre de mission du futur patron devrait néanmoins comporter plusieurs volets : recentrer ses ressources sur le financement des territoires et les grands projets d’infrastructure d’intérêt général, poursuivre ses efforts pour mobiliser les fonds de la Banque européenne d’investissement et du plan Juncker, mettre à niveau une gouvernance jugée trop « baroque » et faire « maigrir le mammouth ».

Extrait du 03/09/2017 Le Journal du Dimanche